14.9.09

.Manquent..

Ces yeux-là, le mascara tant au-dessus qu'au-dessous de la paupière, ce regard las posé, ce menton rougi par les baisers, ces cheveux emmêlés à merci.. Cette paix tout entière du corps.




1.7.09

..

Saleté saleté de vague à l'âme.. je te savaterais bien, te boxerais le coin du nez si je pouvais. T'étranglerais avec mes lacets, si seulement tu pouvais t'en aller..




19.6.09

Ouip quand j'serai grande, j'serai collectionneuse de jolis instants.

Le concert cosy des Dr Stress & Requins Marteaux dans leur jardin, loupiotes allumées dans les arbres, barbecue géant, amis d'amis et amis d'amis d'amis en pagaille, Phoenix* avec le ciel qui va avec, les éclats de rire à en recracher son thé avec Zorglub la mouche représentante du Var, les pâtes De Cecco & l'huile d'olive de Sardaigne, ton amour à fondre tout niaise devant tes yeux, le chien leplusmochedumonde de l'autre barbecue & l'alcool un peu trop rapide (ne plus boire de bière comme de l'eau), le nouveau déménagement qui s'annonce, la ballade autour du barrage du Revest, les libellules qui se draguent, la chaleur qui se fait moite, les tomates qui ont enfin le goût de l'été..& ce soir avec ta basse sur scène & tes copains.. je t'aime eh, dis.


*Wishbone ash




15.4.09

Quand tu dois écrire pour un homme au regard doux, qui n'a pas appris à incurver l'encre pour lui donner du sens, "Zouzou, c'est Thierry, j'ai un an de prison à faire, je te laisse mon numéro de téléphone, appelle-moi".. ou quand un vieux monsieur te dit qu'il écoute à fond du Johnny H. pour oublier son cancer généralisé..même le petit caillou bleu de la fête des gitans, tout au fond de la poche, n'y peut rien.Tu te sens mal, c'est tout.
& puis ce soir tu vas revoir le Bierre juste revenu d'Irlande, avec son mal au cœur & à l'âme, l'alcool un peu trop au rendez-vous..& son grand sourire & ses absolument & ses accolades qui te brisent presque la cage thoracique. On t'aime petit homme.




9.4.09

.Edouard Schuré, L'ange et la sphinge, 1897.

"A Henri Bérenger.
[...] Et pourtant, si nos routes sont diverses, si nous regardons l'infini à travers d'autres déchirures du grand voile, je sens que rien ne peut nous séparer et que nous marchons vers un même but. Qu'est-il besoin de la vaine unité des doctrines quand les notes harmoniques vibrent sans cesse et se répondent du fond des cœurs ? Qu'est-il besoin de formules factices lorsqu'on s'est reconnu à la même source de vie, dans un principe commun d'action ? Ne disiez-vous pas, après les sévères épreuves de votre jeunesse, que cette source est l'âme et que ce principe est l'amour élargi par la douleur et par la sympathie ? Voilà les dieux devant lesquels nous nous sommes rencontrés et qui nous ont unis dans la puissante fraternité de l'idéal. Ils nous guideront bien, j'en suis sûr, et c'est sous leur égide que je place notre infrangible amitié. »
Barr (Alsace), octobre 1896.

Une déclaration d'amitié comme je voudrais la prononcer à quelques rares amis.